Lettre # 32 à ma voix intérieure

Captured at twilight, the iconic Boudhanath Stupa is adorned with vibrant prayer flags, offering a serene ambiance.

A man enjoys outdoor relaxation and mindfulness beneath a bright, cloudy sky, exuding calm and peace.

Tu as toujours été là.

Dans le frisson qui dit oui,

dans la petite tension qui dit non.

Je t’ai souvent couverte du bruit des urgences,

mais tu as continué à veiller —

comme une veilleuse dans la nuit.

Aujourd’hui, je veux t’offrir une chaise près de moi.

Pas comme un luxe, comme une nécessité.

Quand le mental s’agite, rappelle-moi ceci :

si ce n’est pas un oui clair, c’est un non doux.

Apprends-moi la décision qui respire,

le pas qui naît après l’expiration.

Parle-moi avec le corps :

poitrine qui s’ouvre = avance,

ventre qui se serre = attends.

Je promets d’écouter ces langues anciennes.

Je ne te demanderai plus de crier.

Je ralentis pour t’entendre.

Je m’assois, je pose une main sur mon cœur, une sur mon ventre,

et je te demande : Quel est le geste simple maintenant ?

Un seul. Puis un autre.

C’est ainsi que l’on traverse une vie.

Si j’oublie, sonne les bols en moi.

Fais vibrer juste assez pour que je me souvienne :

je ne suis pas en retard, je suis en route.

Reste près de moi quand je doute,

prends ma main quand je veux courir.

Je marche avec toi.

Pas à pas.

À la vitesse de la paix.

— Moi

Inna

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