
Je te regarde.
Depuis toujours, je suis là, intacte, même quand tu m’oublies.
Tu me cherches partout — dans les livres, dans les maîtres, dans les voyages —
alors que je ne t’ai jamais quittée.
Je te vois courir après des buts, te fatiguer à vouloir devenir meilleure.
Je souris… car dans mes yeux, tu n’as jamais été incomplète.
Chaque pas que tu crois “manquer” est déjà contenu en moi.
Quand tu doutes, je ne doute pas.
Quand tu te juges durement, je ne vois en toi qu’un être qui apprend à se souvenir.
Et même dans tes colères, tes peurs, tes oublis,
je reste là, silencieuse, patiente comme une montagne.
Tu crois parfois que tu dois me mériter.
Mais je ne suis pas une récompense : je suis ta demeure.
Chaque fois que tu t’arrêtes, que tu respires, que tu regardes vraiment… tu es déjà revenue.
Alors cesse de me chercher comme une étrangère.
Assieds-toi.
Regarde à l’intérieur.
Et souviens-toi : ce que tu cherches, tu l’es déjà.
Inna


